fiche de projet

Diète protéinée « à la québécoise » pour les vaches de chez-nous !

Projet intitulé:

Améliorer l’alimentation protéique des vaches par de nouveaux modèles testés au Québec

Doris Pellerin, Édith Charbonneau, Hélène Lapierre, Daniel Lefebvre, Roger Martineau, Daniel Ouellet

Faits saillants

  • Afin d’assurer sa durabilité économique, environnementale et sociale, la ferme laitière québécoise doit être rentable tout en diminuant son empreinte environnementale.
  • Plusieurs modèles sont utilisés dans différents pays pour évaluer les apports en protéines des rations afin de les équilibrer avec les besoins de la vache hautement productrice pour réduire les coûts de productions et les déjections azotées sans compromettre le rendement laitier.
  • L’excrétion de l’azote (N) représente un enjeu majeur : en moyenne, 30% du N ingéré est récupéré en protéines du lait, avec des pertes fécales et urinaires représentant 35 et 35% du N ingéré, respectivement.
  • L’objectif de cette recherche vise à valider l’impact de la révision de trois modèles de formulations des rations laitières sur les recommandations en protéines et en acides aminés dans un contexte québécois.
  • Deux modèles parmi les plus populaires en Amérique du Nord, le National Research Council (NRC) 2001 et la révision de 2018, le Cornell Net Carbohydrate and Protein System (CNCPS v.6.5, 2015) et le nouveau système français, INRA (2018) seront comparés.

 

Objectifs

L’objectif de cette recherche vise à valider l’impact de la révision de trois modèles de formulations des rations laitières sur les recommandations en protéines et en acides animés dans un contexte québécois.

Plus précisément, les objectifs spécifiques sont :

1) déterminer l’influence des caractéristiques des rations sur la capacité des modèles à prédire les apports en protéines en comparant les prédictions des trois nouveaux modèles avec le modèle de référence, le NRC (2001);

2) comparer les productions de lait et de protéines lactées prédites par les quatre modèles avec des valeurs rapportées dans la littérature et des mesures provenant de 100 fermes québécoises;

3) proposer des adaptations au modèle de formulation de rations utilisé au Centre d’expertise Québec-Atlantique (Valacta: présentement basé sur NRC, 2001) et aux autres modèles utilisés au Québec afin qu’ils puissent refléter les particularités des rations québécoises.

 

Résultats et bénéfices potentiels

L’étude proposée vérifiera si les prédictions de nouveaux modèles s’appliquent aussi bien aux rations typiquement québécoises contrairement à celles à base de luzerne/maïs (États-Unis) ou multiples fourrages (Europe). Le projet présente un avantage unique en comparant les valeurs prédites à celles observées en réalité sur les fermes laitières québécoises. S’il appert que des biais sont présents avec certains types de rations particulièrement utilisées au Québec, des corrections à ces biais pourront être intégrées afin de mieux adapter les modèles de Valacta, et d’autres organisations québécoises, aux réalités du Québec. Ainsi, notre étude permettra de valider et de transférer très rapidement sur les fermes laitières québécoises les avancées résultant de l’application des nouveaux modèles alimentaires américains et européens. Ces modifications permettront de diminuer la protéine dans les rations, les coûts de production et les rejets d’azote dans l’environnement. Le projet positionnera l’industrie québécoise à l’avant-garde en matière de recommandations en protéines et en acides aminés (AA) pour les rations laitières.

 

Professionnel formé

Simon Binggeli, étudiant au doctorat

 

Partenaires financiers

Appel de projets spécial en production et transformation laitières (2016-2021) :

  • Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG)
  • Consortium de recherche et innovations en bioprocédés industriels au Québec (CRIBIQ)
  • Novalait