Stratégies antibiofilms dans le secteur de la transformation laitière
- Transformation
Résumé du projet
Les biofilms représentent un enjeu majeur pour les usines de transformation laitière. Ces communautés microbiennes, capables d’adhérer aux surfaces comme l’acier inoxydable, peuvent être responsables de contaminations menant à des produits non conformes, des pertes et des processus de rappel coûteux. Leur résistance élevée aux désinfectants usuels limite les stratégies de contrôle applicables au secteur laitier.
Ce projet propose d’approfondir la compréhension des mécanismes de formation et de régénération des biofilms en temps réel, en s’appuyant sur une collection de souches bactériennes provenant d’usines laitières québécoises. L’hypothèse est que ces connaissances permettront de développer des stratégies de contrôle mieux ciblées et adaptées aux conditions industrielles.
Les chercheurs étudieront d’abord comment différents microorganismes produisent, persistent et recolonisent les surfaces après un nettoyage conventionnel. Ensuite, diverses stratégies multi-ciblées seront évaluées : enzymes, antimicrobiens naturels (bactériocines), biosurfactants, peracides, réutérine et formulations industrielles. L’objectif est d’identifier les meilleures combinaisons pour désorganiser la structure du biofilm et éliminer les bactéries qu’il protège, tout en réduisant la quantité de produits chimiques employés en usine.
Les essais seront réalisés avec des outils tels que le Bioflux, le bioréacteur CDC et la microscopie dans des conditions simulant fidèlement l’environnement laitier, y compris des biofilms matures, âgés de plusieurs semaines. Les résultats guideront les producteurs, transformateurs et fournisseurs en hygiène industrielle vers des solutions plus efficaces, écoresponsables et adaptées aux réalités du secteur.
Diffusion des résultats
Ce projet est en démarrage. Il n’y a donc pas de diffusion actuellement. Ce qui est prévu :
- Présentations dans des congrès scientifiques par l’étudiant PhD, le stagiaire postdoctoral et la chercheure principale
- Présentations vulgarisées (affiches, communications orales) par l’étudiant PhD et le stagiaire postdoctoral
- Présentation au Forum Technologique et l’AGA de Novalait
- 3 articles scientifiques et une thèse pour l’étudiant au doctorat
- 1 article scientifique pour le stagiaire postdoctoral
- Production d’un rapport-résumé destiné à l’industrie laitière à la fin du projet
Étudiants formés
Ce projet est en démarrage et le recrutement est complété. Ce qui est prévu :
- 1 étudiant(e) au doctorat en sciences des aliments – microbiologie alimentaire, Université Laval, arrivée prévue à l’été 2026. Expertise en microbiologie.
- 1 stagiaire postdoctoral, Université Laval, arrivée prévue à l’été 2026. Expertise en microbiologie.
- 1 stagiaire au baccalauréat en sciences et technologie des aliments, Université Laval, embauche prévue à l’été 2027.
- Implication de professionnels de recherche (Valérie Goulet-Beaulieu et Éric Jubinville, équipe Julien Jean, Université Laval). Expertise en sciences et technologie des aliments et en microbiologie.